vendredi27mai2011
09:0018:00
Univ de Franche-Comté, Colloq

Colloque

Univ de Franche-Comté, Colloq "République: modèles, anti-modèles et utopies", Besançon, 25-27 mai 2011

Univ de Franche-Comté, Colloq "République: modèles


Université de Franche-Comté
Colloque interdisciplinaire et internationalRépublique: modèles, anti-modèles et utopies


BesançonMercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 mai 2011

Organisé par- Centre de Recherches juridiques de l’Université de Franche-Comté (CRJFC – EA 3225)- Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité (ISTA – EA 4011)- Laboratoire de Recherches philosophiques sur les Sciences de l’Action (LRpSA – EA 2274)- Laboratoire des Sciences historiques (LSh EA – 2273)ResponsablesB. Amiri (ISTA) – Fr. Brahami (LRpSA) – Y.-A. Durelle-Marc (CRJFC) – J. Vigreux (LSh)Avec la collaboration de- ANR RevLoi : la Loi en Révolution 1789-1795 (Identités, Relations internationales et Civilisations de l’Europe UMR 8138 – Institut d’Histoire de la Révolution française), Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne (ANR-09-BLAN-0354-CSD 9)- Centre Georges Chevrier (UMR 5605 CNRS, Université de Bourgogne)- Institut universitaire de Fromation des Maîtres de l’Université de Franche-Comté- Sciences Po Paris (Campus de Dijon)Et le soutien de- Région Franche-Comté- Ville de BesançonLieux- Mercredi 25 et vendredi 27 mai 2011 : UFR des Sciences du Langage, de l’Homme et de la Société (SLHS), 30 rue Mégevand, Besançon (plan d’accès), Grand Salon (E14).- Jeudi 26 mai 2011 : Institut universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de l’Université de Franche-Comté, Fort Griffon, Besançon, amphithéâtre Fort Griffon et salle D20.Informations : - http://crjfc.univ-fcomte.fr/download/crjfc/document/colloque-republiques.pdf.- http://ista.univ-fcomte.fr/republique_modeles.html. - http://test.andilsystem.com/wordpress/?p=2270.Contacts : orga-republik@univ-fcomte.frInscriptions : http://ista.univ-fcomte.fr/republique_modeles.html

Présentation

Qu’est-ce que la « république » ? Pour être simple, la question n’en est pas moins essentielle, car l’ancienneté de ce régime nous conduit à éprouver à son égard un sentiment d’évidence et une familiarité, bien vite démentis par les ambiguïtés et les transformations dont l’histoire l’ont chargé. À l’origine de la république, il y a la res publica, la chose publique, celle qui intéresse la communauté et la rassemble.C’est ce bien commun qui fonde la définition qu’en donnent Aristote puis Cicéron sans l’enfermer dans un modèle unique et figé. Dans la république se rencontrent différents possibles en matière de fonctionnement et de gouvernement dès l’Antiquité et jusqu’à nos jours, occasionnant un débat perpétuellement renouvelé sur la nature de ce régime et d’improbables associations sémantiques. Dans la Grèce classique comme dans la Rome antique, dont nous héritons les notions de « politique » et de « république », la question du gouvernement de la « chose publique » permet en effet à Aristote comme à Tacite de traiter tout naturellement de la politéïa et de la respublica sous la tyrannie ou le Principat. Et ces associations perdurent, des républiques urbaines du Moyen Âge aux républiques contemporaines: ainsi lorsque Bodin opte pour une république royale, lorsque les républiques anglaise et hollandaise se donnent des protecteurs ou des stathouders, enfin lorsque la Ire République française se donne Bonaparte pour empereur ou lorsque la république est « soviétique », « islamique »… Protéiforme dès les origines, la république renferme autant de contradictions que de ressources d’évolution et d’adaptation: son objet et ses formes se nourrissent mutuellement, alimentent le renouvellement de la question fondamentale du Bon Gouvernement et nous propose à travers l’histoire différents modèles, contre-modèles et utopies.Le paradoxe d’une figure philosophique, historique et politique aussi diverse réside justement dans une présence de 25 siècles au cours desquels s’agrège l’idée de république. Mais cette idée emprunte à chaque étape de son histoire les traits qui la façonnent, ses constances et inconstances, la mutabilité de ses formes dans le temps et l’espace. Ceci explique en grande part pourquoi la république n’est pas synonyme de « démocratie ». La multiplicité et la diversité des modèles républicains doivent donc être interrogées.Les crises contemporaines de la citoyenneté et du civisme, les interrogations sur la légitimité politique, l’autorité et le gouvernement, les implications politiques de la mondialisation ou, dans le contexte européen, le projet d’une union politique de l’Europe, invitent en outre à repenser les modèles de la république, tant en son principe qu’en ses structures institutionnelles, économiques et sociales.La question appelle une approche interdisciplinaire et internationale pour enrichir et élargir notre approche de l’idée de république et notre réflexion sur ses modèles.

Programme prévisionnel

Mercredi 25 mai 2011 (14h-18h)DéjeunerFondements de l’idée républicaine dans la modernitéLieu : UFR des Sciences du Langage, de l’Homme et de la Société (SLHS), 30 rue Mégevand, Besançon (plan d’accès), Grand Salon (E14).Président de séance : A. Gonzales (professeur d’histoire romaine, directeur de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité de l’Université de Franche-Comté)Fr. F. Martin (maître de conférences en histoire du droit, Université de Nantes), Quelle est cette « chose » que l’on dit publique ? Une perspective historique sur l’institution matérielle d’un temple de mots (XVe-XVIe siècles).Br. Bernardi (professeur de philosophie, Collège international de Philosophie), Rousseau est-il républicain ? Quand l’évidence devient aporie.J. Guilhaumou (directeur de recherche au CNRS en Sciences du langage, Université de Lyon, CNRS/ENS-LSH), Sieyès et l’ordre social. L’ordre commun au fondement de la République.M. Troper (professeur de droit public, Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense), Le pouvoir exécutif en République ; la question à la Convention Nationale 1792-1795.O. Jouanjan (professeur de droit public, Université de Strasbourg, directeur de l’Institut de Recherches Carré de Malberg), Républicaniser la monarchie : la res publica dans la doctrine allemande « fin de siècle ».A. Leclerc (maître de conférences en science politique, Université de Nantes), La tradition kantienne de la république (de Kant à Habermas).DînerJeudi 26 mai (9h-12h30)Session 1. – Vicissitudes de la République en France au XIXe siècleLieu : Institut universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de l’Université de Franche-Comté, Fort Griffon, Besançon, amphithéâtre Fort Griffon.Président de séance : Br. Bernardi (professeur de philosophie, Collège international de Philosophie)Y.-A. Durelle-Marc (maître de conférences en histoire du droit, Université de Franche-Comté), La République selon J.-D. Lanjuinais d’après les Constitutions de la nation française (1819).J.-Y. Pranchère (professeur de philosophie, Université libre de Bruxelles-Université d’Europe et Sciences Po Paris), La République selon la contre-révolution monarchiste.Fr. Brahami (professeur de philosophie, Université de Franche-Comté), Comte : La république occidentale.B. Charruaud (docteur en histoire du droit, Université de Haute-Alsace), Perception démocratique de la République chez Louis Blanc.J. Pasteur (professeur certifié de philosophie, Université de Franche-Comté), La République spirituelle, Quinet et Péguy.T. Le Yoncourt (maître de conférences en histoire du droit, Université Rennes 2), La République et la Commune. Le débat politique et administratif français des années 1870.Jeudi 26 mai (9h-12h30)Session 2. – Les conceptions républicaines : diversités ou variété ?Lieu : Institut universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de l’Université de Franche-Comté, Fort Griffon, Besançon, salle D20.Président de séance : Ch. Fortier (professeur de droit public, directeur du Centre de Recherches juridiques de l’Université de Franche-Comté).M.-R. Guelfucci (professeur de langue et littérature grecques, Université de Franche-Comté), Les idéaux démocratiques aux IIIe et IIe s. av. J.-C. : Liberté, Égalité et liberté d’expression dans les Histoires de Polybe.Fr. Reduzzi (professore ordinario di diritto romano, Università degli Studi di Napoli Federico II), Le problème de la solutio legibus entre République et Principat.Ed. Dziembowski (professeur d’histoire moderne, directeur du Laboratoire des Sciences historiques de l’Université de Franche-Comté), William Pitt l’Ancien (1708-1778) ou le républicanisme classique à l’épreuve des faits.D. Soucy (maître de conférences en philosophie, Université de Franche-Comté), La république imaginée. Projets et réalités politiques en Amérique latine depuis les indépendances.Ed. Castleton (Université de Franche-Comté), Vie et mort à crédit dans le modèle républicain, de Jefferson à Mussolini (1776-1945).J. Chapoutot (maître de conférences en histoire, Université Grenoble II-Pierre Mendès France), La République de Weimar vue par les Nazis.Déjeuner Jeudi 26 mai (14h30-18h)Ambigüités et fractures de la tradition républicaineLieu : Institut universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de l’Université de Franche-Comté, Fort Griffon, Besançon, amphithéâtre Fort Griffon.Président de séance : Fr. Audren (chargé de recherches au CNRS, École de droit de Sciences Po Paris). P.-Y. Quiviger (maître de conférences en philosophie, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne), Le dualisme juridictionnel français : apothéose ou décadence de l’idée républicaine ?N. Leroy (professeur d’histoire du droit, Université de Nîmes), Le mythe de la république urbaine médiévale au XIXe siècle.Fr. Saint-Bonnet (professeur d’histoire du doit, Université Paris 2-Panthéon-Assas), Le républican



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