Présentation
Les Presses universitaires de Limoges poursuivent avec ce quatrième volume, la publication dans la collection des Cahiers internationaux d’anthropologie juridique, des travaux d’Olivier Guillot.
On y retrouve toute la richesse de la pensée de ce grand chercheur qui analyse le droit, les institutions et les idées politiques du premier Moyen Age à la lumière des réalités de cette société composite dans laquelle la romanité est encore bien présente.
Olivier Guillot a fait sienne la formule de Boileau « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ! », n’hésitant pas à réviser et compléter des hypothèses antérieurement formulées contribuant ainsi à renouveler notre connaissance de cette période.
On y trouvera en particulier des réflexions sur l’origine et les effets du principatus, des études sur saint Martin ou encore sur la portée institutionnelle et politique de certaines « interprétations » du Bréviaire d’Alaric.
Ouvrage, format 16 x 24 cm, à paraître le 30 janvier 2019
Arcana imperii IV : 566 p. environ
ISBN 978-2-84287-793-4
Prix de souscription : 29 €
Prix public : 39 €
Sommaire
- I – Le jeu du principatus et l’effectivité du titre de roi ou d’empereur aux premiers temps carolingiens »
- II – Un art du princeps Geoffroy Martel, comte d’Anjou, de dire la coutume ? A partir de trois descriptions rétrospectives
- III – Principauté et princeps. La première expression du ducatus de Guillaume le Pieux dans la charte de ce dernier pour Saint-Julien de Brioude de mai 898
- IV – Les rois mérovingiens et l’épiscopat au VIIe siècle
- V – Karl Ferdinand Werner, novissimus fundator
- VI – Variations de Fulbert de Chartres sur le thème de la distinction du spirituel et du temporel
- VII – L’appui apporté par Henri Ier, roi de France à Guillaume d’Arques dans le conflit opposant ce dernier à Guillaume le Bâtard, duc de Normandie (fin 1053-1054) : une motivation juridique ?
- VIII – Le pouvoir et la foi au Moyen Age Introduction
- VIII bis – A propos de quelques actes de Marmoutier pour Chemillé de la mi XIe siècle
- IX – De Philippe Ier à Louis VI : dans quelle mesure, de l’un à l’autre, la justice du roi semble-t-elle avoir progressé face à des nobles auteurs de dommages ? Une simple approche
- X – A propos de l’absence probable de chancelier aux débuts du règne du roi Eudes (des débuts de l’an 888 à juin 889)
- XI – En relisant les Annales de Flodoard : l’offense faite à Louis IV par Arnulf, comte de Flandre, pour avoir fomenté l’assassinat de Guillaume Longue Epée, princeps des Normands (943)
- XII – Une pierre d’achoppement d’ordre institutionnel : le régime de l’accession à l’épiscopat dans le monde franc du règne de Clovis à celui de Clotaire II
- XIII – La fides prêtée à l’empereur Louis le Pieux par les grands laïques, à l’épreuve de l’épisode du Rothfelth de la fin juin 833 comment l’événement a été compris sur l’instant, puis a été revu et corrigé après coup
- XIV – Comment l’Evangile transforme-t-il la société ? L’exemple des premiers chrétiens de Lyon en 177-178 intervention orale
- XIV bis – Comment l’Evangile transforme-t-il la société ? L’exemple des premiers chrétiens de Lyon en 177-178 rapport de synthèse
- XV – Magister et non pas abbé ? une devise illustrée par saint Martin de Tours, souvent édulcorée par l’historiographie
- XVI – A propos de quatre moments où la virtus de saint Martin a été réputée avoir soutenu dans les Gaules, par les armes ou autrement, la légitimité d’un princeps ou d’un Auguste défenseur de la foi catholique
- XVII – En quoi l’apparition de la dynastie capétienne semble-t-elle avoir entraîné la désuétude institutionnelle et politique de l’époque franque ?
- XVIII – Coup d’oeil sur la Société d’Histoire du Droit qui a cent ans
- XIX – L’esprit gallo-romain de l’élaboration du Bréviaire d’Alaric et de certaines de ses « interpretationes »
- XX – A propos de la seigneurie banale née en coutume au sein du royaume capétien ; son apparition première et son impact en cas de guerre, et le rôle des rustres sur ces deux plans (XIe-débuts XIIe siècles)
- XXI – Les grands laïques et le pouvoir royal dans la Francia de l’Ouest carolingienne