# L’Expérience plébéienne - Portail Universitaire du droit

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> Description : l’expérience plébéienne, une histoire discontinue de la liberté politique, présentation de l’éditeur avant la multitude, le peuple, les masses ...

## Parution

*Une histoire discontinue de la liberté politique*

- **ISBN** : 978-2-252-04879-5
- **Éditeur** : Klincksieck

## Résumé

Présentation de l’éditeur
Avant la multitude, le peuple, les masses ouvrières et les subalternes colonisés, il y a la plèbe. Celle-ci surgit politiquement sous la République romaine, au moment même où le dèmos est en voie de s’affirmer à Athènes. Contrairement au dèmos, la plèbe est un acteur politique dont les principes et les pratiques demeurent méconnus.
La scène inaugurale de l’« expérience plébéienne » est la sécession de la plèbe en 494 avant J.-C. : le retrait sur l’Aventin. Pour déjouer la domination patricienne, les migrants, les sans-papiers, les pauvres et tous les exclus qui constituent la plèbe quittent Rome pour s’installer sur le mont Aventin. Plutôt que de se donner des chefs, la plèbe se donne des noms et des ancêtres, des rituels et des institutions. Elle accède ainsi à la parole publique et à l’inscription symbolique dans l’ordre de la cité. Avant cet événement fondateur, l’existence des plébéiens était infra-politique. Après lui, ces derniers s’affirment comme citoyens.
Une histoire discontinue de la liberté politique naît de cette expérience de démocratie radicale. Se dessine alors une tradition politique « insurgeante », selon le mot de Miguel Abensour, voire souterraine, qui a été conceptualisée par Machiavel mais aussi par Vico, Montesquieu et Ballanche. Trois caractères la distinguent : le communalisme, l’agoraphilie et une temporalité propre, la « brèche », au sens d’Arendt, c’est-à-dire une irruption événementielle qui rompt provisoirement l’ordre de la domination.
Martin Breaugh fait revivre l’histoire de ce « principe plébéien » à partir d’une réflexion approfondie sur l’accès du grand nombre à l’action politique. Il découvre une autre intelligence de la démocratie comprise comme une expérience d’émancipation nouant ensemble, révolte et liberté, révolution et démocratie, utopie et émancipation au sein des pratiques politiques populaires.
Martin Breaugh est professeur titulaire de théorie politique au Department of Politics à York University (Canada). Il a codirigé plusieurs ouvrages scientifiques, notamment Thinking Radical Democracy: The Return to Politics in Post-War France (University of Toronto Press, 2015) et A Politics of Emancipation: The Miguel Abensour Reader (SUNY Press, 2024). Il a enseigné la théorie politique au Brésil, au Québec, au Mexique, en France, en Belgique, en Suisse et en Croatie.
 
Sommaire
PARTIE I. Qu’est-ce que la plèbe ?
I. NAISSANCE HISTORIQUE DU PRINCIPE PLÉBÉIENRépublique romaine : la première sécession plébéienne (494 av. J.-C.)Florence : la révolte des Ciompi (1378)Romans : carnaval et révolte (1580)Excursio 1 : Sur la « division originaire du social »Naples : la révolte de Masaniello (1647)Excursio 2 : Sur l’« Intraitable »
II. GENÈSE PHILOSOPHIQUE DU PRINCIPE PLÉBÉIENMachiavel : la plèbe, le conflit et la libertéMontesquieu : éloge de la divisionVico : la plèbe et « l’histoire de toutes les cités du monde »Ballanche : le principe plébéienDe Leon : les chefs de la plèbeFoucault : la plèbe, bassesse ou résistance ?Rancière : la mésentente plébéienneRéponse à la question « qu’est-ce que la plèbe ? »
PARTIE II. La question des formes d’organisation politique
LIMINAIRE. SUR LA CONFIGURATION POLITIQUE DOMINANTE DE LA MODERNITÉ
III. SOCIÉTÉS SECTIONNAIRES ET SANS-CULOTTES PARISIENSGenèse et action des sociétés sectionnairesLutte politique exemplaire I : Contre la centralisationLutte politique exemplaire II : Contre les grands spécialistesUne pratique de l’insurrectionL’insurrection contre les GirondinsL’insurrection contre les Thermidoriens
IV. SOCIÉTÉ DE CORRESPONDANCE LONDONIENNE ET JACOBINS ANGLAISDe la plèbe : penser avec Thompson contre ThompsonSur les Jacobins anglaisLe XVIIIe siècle anglais et la Révolution française« Que le nombre de nos adhérents soit illimité. »« L’arbre de la liberté »Un héritage sans testament ?La pluralitéLa capacité politiqueL’altéritéLes nouveaux espaces politiquesLa citoyenneté active
V. COMMUNE DE PARIS DE 1871 ET COMMUNARDSQu’est-ce qu’un communard ?Vers la Commune de Paris : un apprentissage politiqueLes clubs politiques sous la Commune : une démocratie radicaleContribution communaliste : critique de la politique, pratique de la liberté
PARTIE III. La nature du lien humain
LIMINAIRE. LIEN SOCIAL, LIEN POLITIQUE ET MODERNITÉ
V. LES SANS-CULOTTES : UN LIEN POLITIQUE DE LA FRATERNITÉLes sans-culottes : un lien politiqueLa « fraternité » en actionLa fraternisation comme pratique politiquePolitique, violence et fraternité : un lien politique fragileL’héritage de Rousseau ?De l’indivision chez les sans-culottes
VII. LES JACOBINS ANGLAIS : UN LIEN POLITIQUE DE LA PLURALITÉLa révolution industrielle en AngleterreLa rupture du lien social traditionnelRefaire du lien : la Société de correspondance londonienne« En nombre illimité » : la pluralité comme lien politiqueUn lien politique de la division ?
VIII. LES COMMUNARDS : UN LIEN POLITIQUE DE L’ASSOCIATIONLa situation politique française avant la CommuneUn principe au coeur de l’action communale : l’associationL’association comme lien politiqueDe la division ou de l’indivision chez les communards ?
CONCLUSION


## Métadonnées

- **Catégorie** : Parutions
- **Publié** : 2026-03-12

## Tags

Citoyenneté, Démocratie, Histoire des idées politiques, Libertés, Philosophie politique, Science politique, Sciences politiques

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