Portail universitaire du droit

Le service public de l’éducation nationale sous la troisième République

Soutenance de thèse

Le service public de l’éducation nationale sous la troisième République

Hélène Orizet

mardi 07 novembre 2017 à 14:00

Jury :

Rapporteurs :
Anne-Laure Girard, Professeur à l'Université de Poitiers
Benoît Plessix, Professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II)

Examinateurs :
Jacques Chevallier, Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas (Paris II)
Fabrice Melleray, Professeur à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

Directeurs de Thèse :
Gilles Dumont, Professeur à l'Université de Nantes
Grégoire Bigot, Professeur à l'Université de Nantes

 

Résumé

Les observateurs de l’éducation nationale déclarent avec la force de l’évidence qu’elle est un service public. Ce qui fait son caractère n’a pourtant jamais été interrogé. Cette étude propose d’y contribuer en explorant ses soubassements historiques. Le voyage a lieu sous la troisième République, là où le service public de l’éducation nationale fait pour la première fois l’objet d’un discours. Celui-ci est tenu par les républicains, qui veulent convaincre de la réalité du service public de l’éducation nationale, tandis que les juristes confirment son existence sans le démontrer. Il apparaît pourtant que le service public de l’éducation nationale ne doit l’existence qu’au discours, politique et juridique, par lequel on veut lui donner intellectuellement naissance. L’essentiel est, pour ses concepteurs, de rendre perceptible l’action bienfaisante de l’État éducateur, qui serait par essence démocratique. Or une telle lecture procède d’une mystification de l’histoire. Le discours du service public de l’éducation nationale dissimule la réalité administrative de l’État éducateur. La mise en lumière de son rôle disciplinaire, concrètement exercé par son administration, révèle les limites de l’invocation du service public pour qualifier l’éducation nationale. C’est qu’il fallait masquer la machine à produire de l’ordre social, en même temps que du pouvoir, afin d’inscrire la République dans la durée. Le discours du service public de l’éducation nationale légitime aussi le droit par lequel l’administration de l’Instruction publique est conservée. C’est dire la valeur fiduciaire d’un service public réputé acquis, autant qu’exprimer le rapport étroit entre l’idéologie et le droit.

 

Mots clés

service public, éducation nationale, administration, République, État éducateur, doctrine, théorie juridique, histoire


Faculté de droit et des sciences politiques
Salle du Conseil
Chemin de la Censive du Tertre
44300 Nantes

Université de Nantes
Faculté de Droit et Sciences Politiques
Ecole doctorale :
Ecole Doctorale Droit, Economie, Gestion, Sociétés et Territoires
Laboratoire d'accueil :
Droit et Changement Social