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Fonctions de la Constitution

Séminaires

Fonctions de la Constitution

jeudi 30 novembre 2017

Programme

 

17h00 : The executive branch and the functions of the Constitutions : a lecture from the United States
Andrea Buratti, Università di Roma «Tor Vergata»

Since its origins, constitutionalism as aimed at limiting the arbitrary power through rules and methods of separation and control of the political power. In the framework of American constitutional law this goal was achieved through the settlement of a balance of powers.

In current constitutional law, however, the shift of the power toward the executive branch is remarkable. This passage happened because of the convergence of several different causes, mainly related to the transformations of contemporary societies and their impact on the role of the State. The above-mentioned transition took place either in those Countries with a system of government based on balance (as the United States) as well as in the Countries with a parliamentary government. In the USA, the strengthening of the role of the Presidency happened through a creative use of checks and balances. The case of presidential veto mirrors very well the shift in the relationships between the President and the Congress, and it can even explain the methods the Congress uses to react to presidential influence in the legislative business (I refer to the legislative vetoes and to the new practices on omnibus legislation). On his side, the President reacts, again, with the enlargement of the use of signing statements.

What is the function of the Constitution in the political dialectic between the branches ? As the Supreme Court’s case law shows, it is not an easy one : having regard to the doctrines of the Supreme Court, its approach is deferent to politics, especially when acquiescence by the other branches is reached. However, in many cases of conflict between the branches, the Court plays the role to grant a balance and limit the excessive unbalances due to the aggrandizement of the power of the Presidency.

 

18h30 : Constitution et Gouvernement : un nœud indissoluble dans l’histoire constitutionnelle italienne
Marco Fioravanti, Università di Roma «Tor Vergata»

L’évolution du pouvoir exécutif dans l’histoire constitutionnelle italienne a suivi un parcours similaire, mais non identique, à l’expérience française. En particulier ce qui émerge de l’étude de la période qui va de l’édiction du Statut albertin en 1848 à la crise du système libéral italien après la première guerre mondiale, est l’oscillation continue entre affirmation (gouvernementale) de la souveraineté et limites (constitutionnelle) à la souveraineté.

Dans l’Italie libérale s’affirme une sorte de “constitutionnalisme intermittent”. L’expression, utilisée à l’époque par les juristes les plus détachés de la pensée dominante, cherche à rendre compte de ce que, avant d’assumer sa configuration parlementaire, la monarchie constitutionnelle italienne se présente comme une forme de gouvernement absolu tempéré par des intermittences, plus ou moins fréquentes, de constitutionnalisme.

En revanche, à partir de la chute du fascisme et avec l’Assemblée Constituante, la fonction que la constitution essaie de gagner par rapport au gouvernement consiste dans la limitation (outre la légitimation, bien sûr) du pouvoir exécutif lui-même. En suivant une sorte de pendule historique, la constitution républicaine essaie, d’une toute autre manière par rapport au passé, de lier le pouvoir exécutif (mais aussi le pouvoir tout court) à toute sorte des contre-pouvoirs, pour éviter aussi bien le « gouvernement absolu » que la « personnalisation du pouvoir ». La fonction de la constitution s’ouvre donc à la démocratie, interprétée cette fois comme une forme déterminée de constitution et comme une technique de gouvernement

20h00 : Fin des travaux


Amphithéâtre Georges Dupuis
Centre Malher
9 rue Malher
75004 Paris
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