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La révolution. Représentations et réalités dans le bassin méditerranéen

Appel à communication

La révolution. Représentations et réalités dans le bassin méditerranéen

Colloque pluridisciplinaire, Hammamet, 17-19 décembre 2019

Date limite le mardi 15 octobre 2019

Les événements qui ont lieu, ces dernières années, dans plusieurs pays du bassin méditerranéen, notamment en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Libye, en France, en Algérie, ont imposé le terme « révolution » dans l’espace public. Relayé par les médias, par les réseaux sociaux, repris même par le discours religieux, il est devenu un vocable commun utilisé pour justifier des actes contradictoires voire antagonistes.

Le concept de révolution est polysémique, complexe,  pluridisciplinaire.  Utilisé pour désigner aussi bien des troubles profonds qu’un processus historique, il est implicitement porteur d’une aspiration au salut et à un avenir meilleur. La révolution est perçue comme une « rupture » entre un avant injuste et un après plus équitable. Aussi est-elle considérée comme la solution ultime pour la redéfinition de la structure économique et politique de la société. Assimilée au printemps, elle est synonyme de renouveau et de changement radical. Elle surgit dans l’euphorie et déclenche, lors de son avènement, un bouillonnement d’espoirs et de rêves. Porteuse d’un idéal, elle se matérialise par un déferlement de slogans portés par des icônes qui deviennent l’image même de la révolution. Le printemps arabe en est un exemple complexe mais si significatif.

Toutefois, la révolution qui se fonde sur la rupture d’un équilibre contesté, afin d’établir un nouvel ordre meilleur, commence toujours par un basculement vers l’inconnu, un basculement sans aucune garantie. Or, la contre-révolution guette et la récupération politique et/ou religieuse en faveur d’intervenants autres que les révolutionnaires eux-mêmes est un risque.

L’esprit révolutionnaire est contagieux, il s’est propagé cette dernière décennie sur le pourtour méditerranéen en se métamorphosant au gré des sociétés qu’il a touchées. La révolution est dite du Jasmin en Tunisie, elle est fratricide et tribale en Libye, religieuse en Syrie avec l’apparition de l’Etat Islamique. D'autre part, certaines manifestations relayées par les intervenants socio-politico-médiatiques revendiquent d’être révolutionnaires, c’est le cas « des gilets jaunes » en France. La révolution est ainsi devenue plurielle. Mais les révolutions montrent des convergences, des divergences voire des interférences.

La révolution est aussi une source d’inspiration, elle a influencé le regard de plusieurs artistes ; poètes, écrivains, musiciens, peintres,…. En témoignent les graffitis qui jalonnent les rues de certaines villes du bassin méditerranéen. La révolution est ainsi devenue une culture avec ses spécificités, ses symboles et ses traditions.

L’objectif de ce colloque est d’ouvrir des temps de discussion sur la révolution comme objet  de recherche  et  de réflexion. L’analyse peut  prendre plusieurs dimensions et peut inclure des méthodes de recherche interdisciplinaires : philosophiques, historiques, sémiologiques, esthétiques, sociologiques, ethnographiques, socio-économiques et aussi des méthodes quantitatives issues des humanités numériques.

 

Thèmes de recherche

  1. Représentations de la révolution
  2. La révolution dans la littérature et les arts
  3. Icones et slogans de la révolution dans le bassin méditerranéen
  4. Convergence/Divergence/Interférence entre les révolutions dans le bassin méditerranéen
  5. Révolutions et contre révolutions
  6. Révolution et médias
  7. Révolution : Droits et libertés

 

Comité scientifique

Abdelwahed Mokni (Université de Sfax) ; Mohamed Ben Ayed (Université de Sfax) ; Mohamed Khbou ((Université de Sfax) ; Abdelkrim Daoud (Université de  Sfax) ; Mounir Guirat (Université de Sfax), Mohamed Jerbi (Université de Sfax), Abdelhamid Fehri ((Université de Sfax) ; Fethi Rkik ((Université de Sfax) ; Fethi Lissir (Université de Sfax) ; Mustapha Trabelsi (Université de Sfax) ; Kamel Skander (Université de Sfax) ; Ferid Lalibi (Université de Sfax) ; Bassem Jmel (Université de Sfax) ; Arbi Dhifaoui (Université de Sfax) ; Sarah Ben Nefissa (CNRS, IRD Caire)

 

Responsables du colloque :

Najiba Chkir (Université de Sfax) – Sabeur Souissi (Université de Sfax)

 

Comité d’organisation

Najiba Chkir - Sabeur Souissi - Ali-Slah Chebbi – Saadia Khbou

 

Modalités de participation

  1. Il est recommandé que le travail de recherche présenté soit lié à l’un des thèmes du
  2. Le travail de recherche présenté ne doit pas avoir fait l’objet d’une publication ou communication antérieures.
  3. Les interventions peuvent être en français, anglais ou arabe
  4. Les interventions doivent être présentées sous format word (Français/Anglais : Times New Roman 12 pour le corps de texte et 10 pour les notes de bas de page – Arabe : Arial 14 pour le corps de texte et 12 pour les notes de bas de page).
  5. La fiche de participation selon le modèle ci-joint doit être envoyée au plus tard le 31 Juillet 2019 à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.et doit être accompagnée d’un CV succinct (500 mots) résumant les travaux du chercheur.
  6. Le résumé de l’intervention selon le modèle ci-joint doit parvenir au comité avant le 15 octobre 2019 à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
  7. Toutes les interventions seront soumises à un comité La décision du comité sera notifiée à l’auteur au plus tard le 15 octobre 2019. En cas d’acceptation, chaque auteur s’engage à revoir son intervention en fonction des recommandations du comité scientifique.
  8. En cas d’acceptation, le participant recevra une lettre d’invitation officielle pour la participation au
  9. Le comité d’organisation s’engage à publier les textes des interventions acceptées et présentées. Le texte final devra lui parvenir au plus tard le 31 janvier

 

Frais de participation

  • Pour les résidents en Tunisie (400 TND)
  • Pour les étrangers (280 Euros)

Les sommes indiquées comprennent un séjour de trois nuitées dans un hôtel 4 étoiles en pension complète, les pauses café, et les frais de publication des actes du colloque. De plus amples informations pourront être fournies aux participants à la demande.



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