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A quoi sert le droit ? A compter jusqu'à trois. Les contre-exemples du data mining et du storytelling

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A quoi sert le droit ? A compter jusqu'à trois. Les contre-exemples du data mining et du storytelling

jeudi 19 janvier 2017

Intervention de François Ost, Docteur en Droit de l'Université catholique de Louvain, licencié en Philosophie (UCL) et en Droit économique (ULB).

…Dans un ouvrage récent (A quoi sert le droit ? Usages, fonctions, finalités, Bruxelles, Bruylant, 2016), je m'interroge sur la place et le rôle qu'occupe encore le droit dans nos sociétés contemporaines, en n'excluant pas l'hypothèse que le droit pourrait bien se diluer dans un océan de normativités indistinctes.

Dans cet ouvrage, je croise les réponses du juriste (soulignant les fonctions de mesurage, de bornage et de tissage que remplit le droit), du sociologue (qui étudie ce que les usagers, publics et privés, font du droit : l'appliquer, mais aussi le contourner, le détourner, en abuser, ...), et du philosophe (qui s'interroge sur la manière spécifique du droit de poursuivre des finalités «nobles», telle la justice et la démocratie).

Si je devais répondre en quelques mots à la question « à quoi sert le droit ? », je dirais : « à compter jusqu'à trois ».

Derrière la boutade se profile le plus sérieux des enjeux : la capacité du droit à inscrire n'importe quelle relation sociale sur une scène publique (tierce) référée à une loi commune dont le juge est l'interprète.

En contrepoint de cette analyse, je propose de nous pencher sur deux contre-exemples d'actualité : les techniques de profilage et de data mining, d'une part, et, celles du storytelling d'autre part - deux techniques, algorithmique et imaginaire, dont le tiers est exclu…

 

 

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